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Commentaires

Laurent bervas

Très bonne initiative :)

PS : la date sur le post serait sympa ;)

Marvac

Qui dit construction sous entend énergie (pas de construction sans énergie). Toute initiative constructive peut être positive surtout si elle intègre la notion de conscience énergétique. EDEN est une initiative qui s'inscrit dans ce cadre.

Sur la définition de la conscience énergétique, ma vision tendrait à intégrer la notion d'apprentissage ou d'éducation:
"La conscience énergétique est une démarche intellectuelle, qui devrait nous conduire à utiliser ou exploiter les ressources énergétiques avec un objectif de durabilité et d’efficacité, tel un réflexe conditionnel, naturel, acquis par l'habitude ou l’apprentissage" .

Marvac

Pourquoi Eden ? N°1 – Questionnement et réflexion personnelle.
Comment clarifier la pensée sur le sujet de l’énergie pour élever la conscience ? Comment transmettre l’éveil de la conscience ? Un soupçon de pédagogie ?
« 21ème siècle, la croisée des chemins ? »
Le système énergétique dont nous sommes le plus proche est assurément notre corps. Nous consommons et « consumons » des ressources énergétiques disponibles dans les aliments pour produire nos efforts de déplacement, de construction, croissance... Ces ressources énergétiques proviennent des éléments tel l’océan, la terre, l’air et il est assez simple de penser à ce qu’il adviendra alors qu’elle s‘épuisent ou s’altèrent de façon quasiment exponentielle en l’espace d’un ou deux siècles.
Pour son mieux-être ou son bien-être, son confort, parfois sa cupidité, l’homme utilise des ressources énergétiques autres que les aliments, elles permettent à l’humanité, par l’intermédiaire d’autres systèmes énergétiques de produire, de progresser et se développer plus ou moins rapidement, plus ou moins justement, et plus ou moins bien selon les zones géographiques et selon l’efficacité d’usage.
Au niveau planétaire, durant le siècle précédent, les choix concernant les ressources énergétiques ont été orientés vers le charbon, le gaz, le pétrole, et un peu le nucléaire (cf. l’exception énergétique Française car <5% au niveau mondial). C’est à dire d’un coté des ressources fossiles qui s’appauvrissent très rapidement compte tenu de l’évolution de la démographie, de la croissance et de la consommation induite, et de l’autre des ressources fabriquées (Nucléaire, Hydrogène…). L’utilisation des ressources renouvelables (Eau, air, soleil, géothermie), c'est-à-dire, au fond, seule répondant au critère d’indépendance énergétique si souvent avancé, était et reste quantité négligeable (<1% en moyenne au niveau planétaire). Quelle pertinence peut on donner à la recherche d’une indépendance énergétique au prix d’investissements gigantesques lorsque les ressources sont disponibles à l’état naturel et sans limites? On peut probablement trouver autant de bilans énergétiques et de résultats de recherche en faveur ou en défaveur de tel ou tel choix d’orientation concernant l’origine des ressources. Les ressources naturelles sont encore considérées comme les moins productives, mais elles sont en revanche les plus indéfiniment disponibles. La productivité des ressources fossiles ou fabriquées est supérieure aux EnR, mais il faut préciser « lorsque elles sont prêtes à consumer », mais lorsque leur extraction, traitement, acheminement…sont intégrés dans le calcul, cela n’est plus aussi évident, d’où l’importance du bilan énergétiques global et d’une approche systémique.
L’homme utilise également des systèmes énergétiques autres que son corps, les moyens de transports, les moyens de production, …Comme pour son propre corps, en conséquence des lois physiques, la « consumation » des ressources se transforme en travail et en chaleur, le fait est que selon l’efficacité du système, la part restituée de travail et de chaleur est plus ou moins élevée. Les systèmes énergétiques sont plus ou moins efficaces, plus ou moins productifs. L’éveil de la conscience à cette efficacité conduit à des objectifs d’amélioration, on cherche ainsi depuis longtemps à améliorer la part de travail ou de chaleur selon l’utilisation recherchée, c’est l’objet de l’optimisation des systèmes énergétiques.
La problématique de l’épuisement, du partage, de la « consumation » des ressources est posée et n’est pas contestable. Elle provoque des convulsions de plus en plus graves sur la planète (conflits politiques, déséquilibre de l’écosystème, déséquilibre des nations…).Cette information doit continuer à être diffusée pour éveiller d’avantage la conscience de chacun.
Cependant une phase de « résolutique » doit aujourd’hui s’engager et se répandre « en masse » à une vitesse supérieure à celle de l’épuisement, car in fine, il s’agit bien de stabiliser puis d’inverser la courbe. Il faut globalement et localement avancer des solutions qui s’imposent et qui existent la plupart du temps ou qui restent à découvrir. C’est être aveugle de penser que l’on peut continuer, il est trop simple de dire « la situation est catastrophique, mais on ne peut pas faire grand chose », il est positif de montrer des voies soutenables, il est courageux de s’y engager, il serait téméraire de le faire sans connaissance de cause. Les problèmes causés par le nombre important des paramètres à prendre en compte pour optimiser ces systèmes, demandent à la fois humanisme, science et technologie pour la résolution ou l’aide à la décision.
Des réflexions ont été menées et des solutions ont été montrées depuis des années, des pionniers et des spécialistes dans tous les domaines ont travaillé sur cette question de l’efficacité énergétique, nombreux pensent que l’éveil de la conscience et le changement des comportements, passent par la démonstration que l’adoption des solutions procure aux consommateurs potentiels plus de confort, de qualité de vie et à long terme coûtent autant que les solutions moins efficaces. Avec le recul des années, ces pionniers peuvent probablement dire aujourd’hui de quelle façon on peut s’engager sur les voies efficaces, permettant l’éveil et l’adoption d’une nouvelle vision et de nouveaux modes d’utilisation des ressources et des systèmes énergétiques.
La productivité des ressources, l’efficacité des systèmes énergétiques peut se comprendre par les voies scientifiques de la physique et la thermodynamique, qui sont incontournables et permettent normalement d’éviter les incohérences et les illogismes dans les décisions et les solutions. Mais si elles peuvent convenir à certains, ce n’est pas le cas de la majorité, il faut donc retranscrire le message pour un plus grand nombre, différemment, avec arguments de séduction concernant les solutions, des démonstrations plus pratiques et une approche économique (vecteur commun) qui peut conduire à amener les consommateurs d’eux même, vers les décisions et les solutions responsables, et vers un maintien du bien être, voir un mieux être.
Prenons volontairement un raccourci, il y a deux types de chemins pour la poursuite harmonieuse du progrès et de l’équilibre de l’humanité:
- Celui de l’action réfléchie, du changement des modes de consommation, du bon choix et de la maîtrise des ressources énergétiques et de la croissance, de l’efficacité et la productivité des systèmes, de la rupture progressive mais soutenue avec le passé. Il faut pour y parvenir des produits et services proposant plus de valeur aux consommateurs. L’éveil de la conscience amène à une phase transitoire vers l'action.
- Celui du maintient du cap concernant le choix de ressources énergétiques fossiles ou fabriqués, de la persistance, de la croissance aveugle, de l’incohérence, de l’enfoncement, de la décadence. L’inconscience amène à une phase terminale.

Entre les deux c’est trop flou, il faut des signaux forts, des engagements, des résultats. Mais sans illusion, la transition passe par celle des mutations comportementales, technologiques et économiques. Il faut des marchés captifs pour gagner la partie.

Le choix le moins mauvais, c’est peut être à la fois l’indépendance énergétique, le partage des ressources, un retour à l’équilibre de l’écosystème. Cela passe par l’utilisation des ressources disponibles naturellement, inépuisables, à la portée de tous et par des systèmes énergétiques plus efficaces, plus productifs. Cela devient crédible lorsque cela s’appui sur des modèles économiques viables, sur des technologies, des innovations et des projets d’entreprises durables et par la conviction que l’humanisme est la valeur qui est prépondérante au cœur des mutations énergétiques nécessaire durant ce siècle.
C’est ainsi que j’essaye d’agir et que j’adhère à Eden, car l’un n’empêche pas l’autre, on peu agir et partager.

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